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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 13:49

Parmi ses premières déclarations, le nouveau président du MEDEF demande une baisse de 100 milliards d'euros d'impôts et de cotisations sociales des entreprises, afin qu'elles ne soient plus « asphyxiées, ligotées et terrorisées »21.

En 2013, le Medef, sous l’impulsion de Pierre Gattaz, propose aux entrepreneurs français une ambition commune : créer 1 million d’emplois en 5 ans si les réformes nécessaires sont menées22,23. En 2014, Pierre Gattaz détaille les réformes qui permettraient d'aboutir à la création par l'économie française de « 1 million d'emplois en 5 ans »24,25. L'essentiel des exigences fut consenti par le gouvernement de François Hollande (notamment la création du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi26 et du pacte de responsabilité qui doit initialement faire baisser les prélèvements obligatoires sur les entreprises de 40 milliards d’euros), mais la création d'emploi promise ne vit jamais le jour, fragilisant la crédibilité du président du MEDEF aux yeux d'une partie de l'opinion publique27. L'entreprise de Pierre Gattaz, Radiall, ne créa elle-même aucun emploi, malgré plusieurs millions d'euros d'aide publique du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), dont l'essentiel du montant fut reversé aux actionnaires, c'est-à-dire à 87% la famille Gattaz28,29. La sénatrice d’Indre-et-Loire, Marie-France Beaufils fit une déclaration publique30 selon laquelle Radiall avait utilisé le CICE en distribution de dividendes sans créer d’emploi, information reprise par plusieurs médias28,29. Pierre Gattaz se défendit par un démenti officiel dans lequel il indiquait ne pas avoir pu bénéficier de ce crédit d’impôt, ne payant tout simplement pas d’impôt sur les sociétés en 201431. Début 2016, Pierre Gattaz est le dernier membre du MEDEF à arrêter de porter le pin's « 1 million d'emplois », déjà abandonné de longue date par le reste de ses associés depuis la découverte par la presse en 2014 du fait qu'il était produit en République Tchèque27.

En , il propose la création d'un « SMIC intermédiaire » pour les « publics éloignés de l’emploi  »32,33, c'est-à-dire une rémunération au SMIC pour les jeunes et les chômeurs de longue durée mais coûtant moins cher pour les employeurs qui bénéficieraient d’une aide publique.

En , sur son initiative, l'Assemblée générale du MEDEF adopte une mesure statutaire limitant la fonction de président du MEDEF à un mandat de cinq ans non renouvelable (contre auparavant deux mandats, avec le second de trois ans)34.

En , alors qu'un mouvement social obtient du gouvernement un assouplissement du projet de loi El Khomri, il tient une conférence de presse au cours de laquelle il redit qu'une taxation des contrats courts n'est pas possible pour le Medef car cela reviendrait selon lui à créer du chômage ; provocateur, il n'hésite pas à déclarer aux journalistes : « Ce n’est pas un ultimatum ; c’est comme ça, les gars, c’est tout »35.

En 2016, à l'approche de la campagne présidentielle, dans un interview accordé aux Échos, Pierre Gattaz nie s'être jamais engagé sur ce million d'emploi, mais affirme qu'il est possible de créer 2 millions d'emploi si le gouvernement se plie à une nouvelle diminution des cotisations sociales (baisse de 90 milliards de prélèvements obligatoires36), et supprime l'impôt sur la fortune et la loi sur la pénibilité du travail37.

Prises de positions extra-syndicales et politiques[modifier | modifier le code]

Pierre Gattaz conserve le caractère politique donné par ses prédécesseurs au syndicalisme du MEDEF. Il se prononce à plusieurs reprises, notamment lors d'une conférence organisée au ministère de l'Économie, pour la suppression de l'ISF, considérant que cet impôt freine la croissance des entreprises38. Selon lui, « à un moment, il faut dire "l'ISF c'est dramatique pour le pays, ça détruit l'emploi, ça détruit la croissance". Il faut le supprimer, point »38. Ceci lui vaut des critiques jusqu'au sein de son propre camp. En effet, l'ISF est un impôt qui frappe seulement le patrimoine des personnes physiques et non celui des entreprises (les lois Dutreil de 2003 ayant exonéré les participations financière dans des entreprises de la déclaration à l'ISF39). Christophe de Margerie indique ainsi que l'ISF est avant tout un « problème personnel » pour les dirigeants d'entreprises ; en conséquence, il reproche à Pierre Gattaz de faire de l'ISF « un problème MEDEF [i.e. un problème relevant du syndicalisme patronal]40 ». Il ajoute: « la priorité des priorités des patrons, [ce n'est pas] de supprimer l'ISF. Non, notre priorité, c'est de contribuer à la richesse de l'économie française41 ».

La question sur Pierre Gattaz  est intéressante car chacun le sait bien , il parle à l'oreille du président qui a repris bon nombre de ses propositions ...Soit en admettant que les patrons sont submergés de charges,qui affectent leur compétitivité , ce qui a déterminé les politiques des gouvernements de droite comme de gauche qui n'ont cessé de prendre des mesures d'allègements et- de déréglementation du code du travail pour faciliter l'embauche , on n'a pas pour autant constaté  de  baisse conséquente du chômage ....Pas de contreparties à ce qui a été accordé au MEDEF et le million d'emplois promis par Monsieutr Gattaz , ça se résume à des paroles en l'air ...Pour autant le patron des patrons incapable d'honorer sa parole ne fait pas profil bas et surenchérit en demandant toujours plus : si ça ne marche pas , c'est qu'on n'aurait pas fait assez ,le président Macron , son filleul en quelque sorte enfonce le clou ...Voilà une forme de chantage initié par Gattaz , allègements fiscaux contre créations d'emplois qui va nous emmener très loin dans la déréglementation et dans le démembrement et la paupérisation de nos service publics ....Gattaz , un liquidateur en quelque sorte , ceux qui ont vécu des plans sociaux et des restucturations savent de quoi je parle ...YVONLABAUDRUCHE 

Merci à Sandre pour sa question : Comment les politiques ont-ils cru MR Gattaz pour son million d'emplois en échange des baisses de charge sans contrepartie ?
Merci à Sandre pour sa question : Comment les politiques ont-ils cru MR Gattaz pour son million d'emplois en échange des baisses de charge sans contrepartie ?
Merci à Sandre pour sa question : Comment les politiques ont-ils cru MR Gattaz pour son million d'emplois en échange des baisses de charge sans contrepartie ?
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commentaires

B
Bien vu Sandre, il y a belle lurette que les "grands patrons" demandent l'abolition du code du travail pour pouvoir à leur guise organiser leur code du travail. Démanteler la sécu, organiser à leur sauce l'emploi, embaucher et virer à loisir, privatiser tous les services publics pour organiser la "sainte concurrence", notre nouveau président est tout à l'écoute de ces belles propositions (tout comme dans une moindre mesure les précédents)
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