Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 07:10

• Quels sont les faits reprochés?

L'enquête portait initialement sur un système présumé de fausses factures émises par la société Bygmalion, dont la filiale Event and Cie organisait les meetings de la campagne sarkozyste de 2012. Or celles-ci étaient destinées à masquer des dépassements de dépenses à l'UMP durant la présidentielle. Fin 2014, les investigations ont donc été étendues au délit de financement illégal de campagne électorale. D'après les enquêteurs, l'UMP a réglé 18,5 millions d'euros de fausses factures à Event and Cie pour des événements fantômes, sachant que cette somme aurait tout simplement fait exploser le plafond autorisé des dépenses de campagne, fixé à l'époque à 22,5 millions d'euros. L'enquête a également été élargie à d'autres dépenses de l'ex-UMP, désormais rebaptisé Les Républicains, d'un montant de 13,5 millions d'euros.

• Qui sont les protagonistes?

Outre Nicolas Sarkozy, treize autres personnes ont été mises en examen. Sont ainsi mis en cause pour des délits de faux, abus de confiance, escroquerie ou complicité et complicité de financement illégal: les experts-comptables de la campagne, Pierre Godet et Marc Leblanc ; quatre responsables de la campagne, Jérôme Lavrilleux, Guillaume Lambert, Philippe Briand et Philippe Blanchetier ; trois ex-cadres de l'UMP, Éric Cesari, Pierre Chassat, Fabienne Liadzé ; quatre anciens cadres de Bygmalion, Bastien Millot, Guy Alvès, Franck Attal et Sébastien Borivent. Jean-François Copé, qui avait déjà été contraint de démissionner de son poste de président de l'UMP, a pour sa part bénéficié du statut intermédiaire de témoin assisté.

LIRE AUSSI - Lavrilleux, Copé, Millot... Les protagonistes de l'affaire Bygmalion

• Comment en est-on arrivé là?

Tout est parti d'une enquête publiée le 27 février 2014 par Le Point. Le président de l'UMP, Jean-François Copé, y était accusé d'avoir favorisé la société Bygmalion, fondée par des proches. Cette dernière aurait empoché au moins huit millions d'euros durant la campagne. Le parquet ouvrira alors une enquête. Trois mois plus tard, l'avocat de Bygmalion contre-attaque. Selon lui, les fausses factures en question ont permis à l'UMP de cacher des dépenses qui auraient dû rentrer dans le compte de campagne. Devant les caméras de BFMTV, Jérôme Lavrilleux reconnaît un dérapage et dédouane Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy. En octobre 2015, l'ex-directeur adjoint de la campagne revient finalement sur ses propos et accuse sur iTÉLÉ l'ancien chef de l'État de «se défausser», lui reprochant de ne pas savoir «assumer».

• Que risque Nicolas Sarkozy?

Nicolas Sarkozy n'est pas mis en cause pour avoir eu connaissance de cette fraude. Mais il a été mis en examen le 16 février pour financement illégal de sa campagne. Il encourt pour cela une peine de 3750 euros d'amende et un an de prison. L'ancien président est soupçonné d'avoir engagé des dépenses supplémentaires en réclamant de nouveaux meetings, alors qu'il ne pouvait ignorer que son budget allait franchir la ligne rouge. De 15 à 20 meetings, la campagne est ainsi passée à 44. Le candidat avait été destinataire de notes des experts-comptables l'alertant sur ce risque. Mais il a toujours contesté un dérapage de ses dépenses.

• Quelles sont les suites à attendre?

Après le rejet de tous les recours par la chambre de l'intruction, les juges devraient décider prochainement s'ils renvoient ou non les mis en examen en correctionnelle, ou s'ils prononcent un non-lieu. Ils pourraient toutefois attendre un éventuel pourvoi en cassation, que les parties peuvent former sous cinq jours. Début janvier, la chambre de l'instruction aura également à se prononcer sur la constitution de partie civile de l'association Anticor qui avait déposé plainte en 2009. La procédure ne concerne pas les mis en examen, elle ne devrait donc pas bloquer le processus.

Pendant que des gens peinent à boucler leurs fins de mois et s'échinent au travail pour une poignée d'euros , ceux qu'ils ont jadis élus pour les représenter et qui en une heure de conférence peuvent gagner l'équivalent de plusieurs années de salaire d'un honnête employé jouent avec les millions d'euros pour organiser leurs grandes  mises en scène communément appelés meetings ...Après avoir jeté ainsi l'argent public   en explosant les  budgets  , indirectement  ils mobilisent à grands frais des armées de magistrats et d'avocats qui dans de monstrueuses piles de dossiers essaient tout en échappant aux pressions d'y voir clair ...Que l'on est éliminé au cours des primaires de droite le plus sournois ne nous débarrasse pas du problème puisqu'on l'a remplacé par sa version plus discrète mais au final non moins perfide ...Quand on est con on est con ....YVONLABAUDRUCHE

Partager cet article
Repost0

commentaires

sandre08 16/12/2016 07:48

Comme dit le Marin , les décisions politiques n'ont rien à voir avec la " justice " .

Présentation

  • : Le blog de YVONLABAUDRUCHE à visiter sans modération et à conseiller aux amis et aux proches et à l'occasion à ceux que vous voulez moucher ...
  • : Au moins un article quotidien qui en général traite de l'actualité avec humour et sans complaisance pour ceux dont les comportements et mœurs nous irritent profondément ...Blog très fourni avec les commentaires avisés de visiteurs devenus des amis au fil du temps ...Opiniâtreté hors du commun et des relais sur les réseaux : face book ,Twitter ,Marianne, ...Soyez nombreux à cliquer sur ce site ...
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Liens