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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 19:59

Si le candidat des Républicains à l'élection présidentielle se fait coiffer sur la ligne en mai prochain, il ne pourra s'en prendre qu'à lui-même. Depuis son entrée en campagne, il s'y prend mal...

Et si rien ne se passait comme prévu ? Et si François Fillon passait à la trappe ? Malgré le succès populaire de la primaire de la droite, malgré une division historique de la gauche, le scénario n’est plus à exclure tant la campagne du candidat des Républicains interpelle et déroute jusqu’à ses partisans.

Depuis sa désignation fin novembre, l’amateur de courses automobiles donne le sentiment de faire du surplace. S’il se fait coiffer sur la ligne en mai prochain, il ne pourra s’en prendre qu’à lui-même, tant il a multiplié les erreurs depuis son entrée en campagne.

La suffisance. Vainqueur surprise de la primaire, l’homme qui a fait mentir les pronostics a cru que l’essentiel était fait. Mais battre Sarkozy puis Juppé n’était qu’une première étape. Il lui faut désormais convaincre les Français. Or Fillon s’y prend mal. Plutôt que de chercher à persuader, il s’enferme dans une posture qui revient à dire aux électeurs "c’est à prendre ou à laisser". Au risque d’être pris au pied de la lettre…

La brutalité. Le député de Paris l’a promis : "Il faut casser la baraque pour la reconstruire." Mais, après trois décennies de crise économique et sociale, les Français n’ont aucune envie d’être cassés davantage. Le choix du mot est pour le moins maladroit. Il n’appartient pas au vocabulaire de la fonction présidentielle, encore moins à celui de la droite. Il renvoie surtout au pays une image très dégradée de lui-même, puisque ce sont les vieilleries qu’on envoie à la casse.

François Fillon : la vraie "droite décomplexée", c'est lui

L’aveuglement. Chose curieuse pour quelqu’un qui fait de la politique depuis quarante ans : François Fillon semble passer à côté des vrais sujets de la campagne. Qu’ils soient de droite ou de gauche, les Français expriment, tous à leur manière, une demande d’espoir et de protection. En leur promettant du sang et des larmes, c’est-à-dire à la fois moins de droits et moins de filets de sécurité si quelque chose leur arrive, le candidat ne les rassure pas. Il les insécurise.

L’engourdissement. Conçue comme une arme anti-Hollande, la candidature de François Fillon n’a pas été reprogrammée après le renoncement du président. Faute d’agilité et de réactivité, ses lieutenants ont sous-estimé le risque Macron, avant de se mettre à le canarder depuis une semaine. Trop tard ?

Le surlignage. Un candidat navigue toujours entre l’implicite et l’explicite. Il ne sert à rien d’insister sur ce qui se voit. Fillon est chrétien, soit – chacun est libre de sa foi et de ses convictions –, mais tous ses partisans le savent. En rajouter sur ce terrain inflammable ne lui fera donc pas gagner plus de voix, au contraire.

François Fillon : "Les moines m'ont adopté, si je peux dire"

La surdité. Ce ne sera pas faute de le lui avoir dit, mais Fillon ne veut rien entendre. Samedi dernier encore, il a répondu à ses amis inquiets qu’il ne changerait rien à sa façon de faire, ni à son programme. Cette image de fermeté a une limite : l’entêtement. De Juppé 1995 à Sarkozy 2012 en passant par Jospin 2002, les cimetières politiques sont remplis de sourds droits dans leurs bottes…

La fanfaronnade. C’est une vieille ficelle, l’éternel coup du "vous allez voir ce que vous allez voir". Encore faut-il tenir. Las, à peine un mois après sa désignation, le matamore Fillon faisait disparaître de son site ses propositions en matière de Sécurité sociale, avant de reconnaître du bout des lèvres la semaine dernière : "On n’a pas été bons ni clairs…" Parole d’expert !

Fillon a fait le choix de la radicalité qu'il assimile à du courage politique ,  un traitement de choc en quelque sorte prescrit par un petit gars bon chic bon genre en apparence  participant à l'office le dimanche ce qui serait un gage de sa bonne foi , s'il suffisait de  fréquenter assidûment les églises pour bien diriger un pays , on inciterait tous les candidats à la présidentielle à se faire baptiser ....Un vrai Républicain pratique la religion de son choix mais ne fait pas de sa confession un argument politique ...Les théocraties c'est ailleurs dans des pays où les démocrates sont poursuivis et bien souvent emprisonnés ....La copie est totalement à revoir mais la caractéristique du mauvais élève qui fanfaronne c'est de s'obstiner et de tenter d'imposer ses errements ..... YVONLABAUDRUCHE

Fillon suffisant et sûr de lui ! Indubitablement , il doit penser que les Français sont majoritairement stupides et niais...

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commentaires

jeanne 19/01/2017 08:51

Les errements sont partout ce qui ne peut consoler bien sûr, c'est grave, le problème c'est qu'ils veulent nous gouverner.

Si aujourd'hui vous avez un moment, et avec le froid c'est possible, joignez vous à moi pour regarder l'arrivée de Armel Le Cléac'h qui termine le Vendée Globe et le clôture probablement en vainqueur. Il a fait comme son rival une superbe course laissant loin derrière les autres participants, ce qui n'enlève rien à la valeur de tous ces grands marins.
Je ne connais plus cette nouvelle génération alors que j'ai eu à côtoyer l'ancienne dans le travail. Super souvenirs.
Toute petite anecdote, les 6 premiers de la course sont de culture Celte, ça mérite réflexion.

bouscas 19/01/2017 19:05

La Bretagne a une grande tradition de Marine, c'était très rare voir impossible de ne rencontrer aucun Breton sur les navires marchands ou militaires.