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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 20:01

De bastonnades en coups derrière les oreilles administrés parfois par ses propres troupes ,  le peuple de gauche n'attend pas grand chose des édiles de son parti  qui lui règle son compte plus qu'il ne le sort de la panade ...La primaire de droite avec un concours ce réactionnaires s'affrontant sur des programmes drastiques quasi similaires dont on ne cesse de parler du matin au soir dans tous les médias achève de mettre sous l'étouffoir les aspirations des classes dites laborieuses dont une partie est contrainte de glander tandis que l'autre s'éreinte à la besogne avec des rémunérations minimales ...Pris à la gorge , piégé , trompé , trahi , désespéré , sidéré , spolié , exploité , manipulé , le français de base quand il n'est pas tombé dans une totale indifférence cherche  la bonne  bouée de sauvetage parmi toutes celles   que les naufrageurs d'hier et d'aujourd'hui vont perfidement lui proposer ...Ces bouées sont plombées et  l'immersion risque de s'accentuer ....On se demande bien qui sera le candidat de gauche  capable  d'éviter l'échouage ...YVONLABAUDRUCHE

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commentaires

fralex 04/11/2016 22:46

Oceano nox

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !

Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !

On s'entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? -
Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !

Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!

Jeanne 05/11/2016 07:46

Magnifique poème lu et relu avec la larme à l'œil merci Fralex

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